vendredi 25 novembre 2005

La J.U.D.A condamne la tuerie de jeunes élèves en Guinée.

DECLARATION

C’est avec consternation que la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique- J.U.D.A- a appris le Jeudi 24 novembre 2005, qu’alors que les jeunes élèves guinéens soucieux de leur avenir, manifestaient dans les rues de la ville de Télémélé contre le manque d’enseignants qu’ils subissent, la police faisant preuve d’une lâcheté sans égal, ouvre le feu et tire à balles réelles sur les jeunes. Bilan : 2 élèves et une femme revendeuse tués.

Rappelant que ces jeunes Africains ne demandaient que le respect d’un droit fondamental, le droit à l’éducation, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique, J.U.D.A, condamne avec la dernière énergie cet effroyable évènement.

Elle exprime tout son soutien aux familles éplorées et s’incline respectueusement devant la dépouille de ces frères lâchement tués.

Cet évènement vient confirmer les inquiétudes de la J.U.D.A qui, à travers une déclaration du 02 août 2005, dénonçait la situation socio-économique et politique ainsi que la clochardisation de la jeunesse en Guinée et appelait le Général Lansana CONTE à tirer les leçons de l’échec de son régime en se retirant pour que le pays renaisse.

La Jeunesse Africaine, par la modeste voix de la J.U.D.A renouvelle cet appel patriotique.

Elle exige de l’Union Africaine, une ferme condamnation de ce drame et une enquête indépendante avec la collaboration des autorités guinéennes en vue de punir ces Guinéens qui se croient investis du droit de vie et de morts sur leurs propres frères.

La Jeunesse Africaine affirme haut et fort par voix de la J.U.D.A qu’elle ne saurait s’accommoder de cet insidieux et brutal mode de gestion qui inscrit certains pays africains dans une tradition primitive et caverneuse où les corps habillés sont de véritables chasseurs d’hommes.

Fait à Lomé, le 25 novembre 2005

Pour la J.U.D.A
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 22 novembre 2005

La J.U.D.A dénonce le racket sur les routes du Togo et demande au Gouvernement de mettre fin à cette pratique.

REACTION DE LA J.U.D.A : LE RACKET SUR LES ROUTES DU TOGO

Le phénomène d’extorsion systématique de fonds depuis des années sur les routes du Togo, persiste. Malgré la montée des prix du carburant, les agents de sécurité routière sans aucun scrupule, continuent de ponctionner illégalement les camions d’une somme allant de 200 FCFA à 1000 FCFA.

Aux dires ironiques mais amers des conducteurs, ils sont devenus « depuis un bon moment déjà des conjoints des agents à qui, quotidiennement, ils doivent verser une somme au titre de contribution aux dépenses conjugales ». Pour cela, ils ne peuvent « répondre à cette charge pécuniaire qu’en la faisant supporter aux voyageurs ».

Ainsi, depuis la hausse vertigineuse et unilatérale des prix des produits pétroliers par le gouvernement, les voyageurs togolais paient non seulement leur transport dans la douleur mais par ricochet paient cette « cotisation parallèle » aux agents de sécurité qui, font ainsi gracieusement fortune sur la sueur de pauvres citoyens.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) dénonce ce racket organisé qu’elle identifie à un véritable phénomène de coupure de route qui ne dit pas son mon.Elle demande au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique de corruption généralisée sur les routes du Togo et remettre les agents dans leur unique et légal rôle de sécurité et de contrôle routiers.

Il y va de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire togolais et d’une volonté réelle de lutter pour une société paisible, juste et démocratique au Togo.

Fait à Lomé, le 21 novembre 2005.

Pour la Coordination,

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

E-Mail : lajuda2000@hotmail.com

samedi 5 novembre 2005

la J.U.D.A demande le transfert du siège de l'Union Africaine d'Addis Abéba après la sauvage répression des manifestations du peuple éthiopien


DECLARATION

La J.U.D.A condamne la sauvage répression policière en Ethiopie et réitère sa demande de transfert du siège de l’UA ailleurs.

Depuis les élections législatives contestées de mai 2005, le régime de Mélès ZENAWI a engagé une terrible répression contre l’opposition et une bonne partie du peuple éthiopien qui estiment « le vote truqué ». Par un communiqué de presse du 10 juin 2005, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique – J.U.D.A – a condamné la réponse de violence donnée par le pouvoir éthiopien à la contestation populaire au lieu d’engager un dialogue franc et sincère, comme le veut la tradition de l’arbre à palabre en Afrique.

Ces derniers jours, lors des manifestations dans les rues d’Addis Abéba, la répression a fait quelque 40 morts, plus de 200 blessés et plus de 2000 arrestations arbitraires.

La J.U.D.A élève de très vives protestations contre cette énième et sauvage répression du pouvoir de Mélès ZENAWI, un vieux « prédateur de la presse » et un des violateurs infatigables des droits de l’Homme que le continent africain héberge actuellement. Aussi exige-t-elle la libération immédiate et sans conditions des détenus arbitraires et une prise en charge totale des blessés par les autorités éthiopiennes.

Vu ce contexte inacceptable, la J.U.D.A demande une fois encore à l’Union Africaine, une ferme et publique condamnation de cet usage excessivement criminel de la force en Ethiopie et une enquête internationale et indépendante afin de sanctionner les auteurs de cette sauvagerie étatique.

Au nom du peuple africain et de toute sa jeunesse, la J.U.D.A réitère son exigence que le siège de l’UA soit transféré ailleurs, car il est inacceptable que l’institution panafricaine qui annonce une renaissance de l’Afrique conserve son siège dans un pays – quoique historique fût son rôle dans la mise en place de l’ex-OUA – hostile aux principes démocratiques et à la dignité humaine. Car faut-il le rappeler, la renaissance ne fera pas avec les morts ni avec les éclopés. Cette décision historique montrera la volonté réelle de rompre avec les habitudes d’un passé africain fait de laxisme, de corruption, de compromissions et de complicité assassine contre les peuples.

La J.U.D.A lance un appel à toute la Jeunesse africaine à se mobiliser contre ces pratiques précambriennes qui ne font que pousser les Africains à choisir la voie suicidaire de l’immigration clandestine et qui en définitive, freinent la construction d’une Unité Africaine démocratique et intégrale.

Fait à Lomé, le 04 novembre 2005


Pour la Coordination,
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI