jeudi 11 août 2005

Tchad: le pouvoir DEBY se venge de la presse


Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer la tentative de mise au pas de la presse et demander la libération immédiate des journalistes arbitrairement emprisonnés au Tchad (RSF, J.U.D.A, ONG de défense des droits humains, organisations de presse et partis politiques nationales…) le cœur endurci et faisant preuve d’un autisme sans faille, Idriss DEBY vient de jeter en prison un troisième, Michael DIDAMA, Directeur de l’hebdomadaire « le Temps » pour consacrer ainsi la pénalisation du délit d’opinion au Tchad.

Cette tendance débile de DEBY est la preuve non seulement de son hostilité à toute opinion divergente mais aussi du courroux d’un régime mythomane et exubérant qui visiblement se venge d’une presse grâce à laquelle le peuple tchadien s’est aperçu de la supercherie référendaire « Chiraco-Débyle » qu’il a en réalité, rejeté massivement.

Par ces actes irresponsables, teintés de la peur des lendemains non maîtrisés, Idriss DEBY tente de subordonner gravement toute expression politique opposante à son régime.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- condamne rigoureusement ce qu’il convient d’appeler la méthode débile du pouvoir tchadien plus que jamais aux cimes de l’impopularité.

Elle exige une fois encore la mise en liberté immédiate de Messieurs Samori Ngaradoumbé, Garondé Djarma et Michael Didama, victimes d’une condamnation pour des délits insaisissables voire inexistants.

La JUDA réaffirme que le régime DEBY est lui-même, le semeur de la « haine ethnique » au Tchad dès l’instant qu’il s’accroche au pouvoir avec ses pratiques claniques, clientélistes, corrompues et hostiles à tous les droits et libertés des tchadiens. Par conséquent, il n’existe aucune « honorabilité » que puisse faire prévaloir le pouvoir DEBY.

Elle demande vivement à tous les citoyens, aux organisations de la société civile, de jeunesse, de femme et les partis politiques au Tchad à un rassemblement agissant pour sortir des griffes de DEBY, les journalistes et tous les autres détenus d’opinion ; ceci pour espérer que le rescapé restant du peuple tchadien ne meure d’étouffement.

Elle témoigne tout son soutien à la presse tchadienne qui ne doit, en aucun cas, céder aux foucades ridicules d’un pouvoir boulimique.

La J.U.D.A appelle aussi l’Union Africaine à faire en sorte que les libertés démocratiques et les droits humains soient sauvegardés au Tchad dans le souci d’éviter à l’Afrique un nouveau coup d’état qu’elle se contentera de « condamner par principe » et d’accepter par exception au regard des réalités.

Car, pour la J.U.D.A lorsque le débat contradictoire souffre de prohibition, et c’est le cas au Tchad, il ne reste que comme alternative le recours aux méthodes violentes d’expression, toujours dommageables à l’esprit démocratique.

Enfin la JUDA rappelle à l’ensemble de la jeunesse africaine son devoir d’actions multiformes en faveur de la presse en détresse au Tchad et partant de là, réduire à l’étiage la cruauté débordante des pouvoirs dictatoriaux et liberticides sur notre cher continent. C’est une question de survie collective.

Fait à Lomé, le 11 août 2005

Pour la coordination
Le Secrétaire Général,

Rodrigue KPOGLI

mardi 9 août 2005

Côte d'Ivoire: la J.U.D.A dénonce les acteurs de la crise et appelle la jeunesse africaine à la mobilisation.


Les hésitations ou le refus de trouver une solution aussi efficace que définitive à la crise ivoirienne, un des conflits les plus injustes, irresponsables et honteux que vit l’Afrique moderne viennent de l’ égoïsme rétrograde de certains de ses acteurs.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- élève de très vives protestations contre ces atermoiements dont le caractère insidieux échappent aux individus de petites têtes qui prêtent, sans aucune morale ni conscience, la terre africaine pour l’expérimentation de concepts nauséabonds des laboratoires néocoloniaux notamment élyséens.

Alors que ce pays avait pris une sérieuse option sur le chemin de son développement, c’est avec une amertume profonde que la J.U.D.A voit irrésistiblement la Côte d’Ivoire reculée à cause de l’intolérance et de la haine ainsi qu’à cause des veuleries des hommes politiques dont la gourmandise n’est plus à démontrer.

En conséquence la JUDA :
  • condamne systématiquement le spectacle macabre observé ces derniers temps qui n’a apparemment d’autres finalités que de bloquer le processus de paix et prolonger la souffrance du peuple ivoirien
  • demande aux rebelles de désarmer immédiatement pour permettre à la RCI de se réunifier et d’aller à des élections démocratiques et transparentes et ceci en toute liberté et quiétude. Car les armes, manifestement dans le cas ivoirien, n’ont approfondi que les divisions, les haines et rendu plus systématiques les violations des droits et libertés des citoyens.
  • appelle tous les frères ivoiriens à un désarmement mental pour guérir en profondeur la Côte d’Ivoire du virus de l’ivoirité qui le corrode depuis de longues années déjà. Car ce pays risque de s’engouffrer davantage si ses fils dans leurs diversités, ne se donnent pas la main.
  • estime que la solution à la crise ivoirien ne se trouve nulle part si ce n’est qu’en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi elle demande aux acteurs politiques ivoiriens de cesser d’humilier le valeureux peuple ivoirien et surtout sa vaillante Jeunesse en faisant le tour du monde pour une crise dont la solution se trouve incontestablement au sein des frontières de la République de Côte d’Ivoire. Les innombrables villes sillonnées qui n’ont réussi qu’à apporter une accalmie précaire et les multiples implications qui se sont révélées périlleuses par endroit sont la preuve que personne ne peut se substituer aux Ivoiriens eux-mêmes dans la résolution de cette tragi-comédie.
  • invite en toute franchise les acteurs politiques ivoiriens à se mettre au- dessus de leurs ambitions personnelles et démesurées pour que la Côte d’Ivoire renaisse de ses cendres.
  • s’insurge contre l’attitude de certains des acteurs dont la position favorise la mise en coupe réglé du patrimoine ivoirien gracieusement pillé par les néocolonialistes à l’affût.
  • lance une sévère mise en garde à l’endroit des hommes et femmes illégalement armés et hostiles au désarmement contre une éventuelle reprise des hostilités en Côte d’Ivoire. Aux yeux de la Jeunesse africaine, ceux-ci seront responsables du devenir de la jeunesse de ce pays frère.
  • dénonce les relations de « mauvais voisinage » entretenues par certains pays de la sous-région qui prêtent cyniquement leur territoire aux déstabilisateurs. Pour la J.U.D.A, cet état de chose est intolérable car il constitue des pas de moins dans notre marche commune vers l’unité et l’intégration de l’Afrique.
  • soutient le président Sud-africain Thabo MBEKI dans ses efforts de médiation
    affirme qu’elle est constipée de la ratatouille des commissions d’enquête internationale en Afrique. Ainsi, la J.U.D.A rappelle à la "communauté internationale" que la jeunesse africaine ne se contenterait pas d’une « commission d’enquête internationale » aux lendemains de la date fixée pour les élections alors qu’il est encore possible aujourd’hui d’amener d’une manière ou d’une autre les frères ivoiriens sur le chemin de la raison ; il suffit d’en avoir la volonté.
  • exige de la France officielle et de ses réseaux mafieux un effort surhumain pour lever leur tutelle sur la Côte d’Ivoire et liquider ainsi courageusement leur incurie congénitale à revoir leur politique en Afrique.
  • invite la jeunesse africaine à une mobilisation effective en faveur du redressement de la Côte d’Ivoire pour le bonheur de ses populations ainsi que pour l’honneur de l’Afrique.

Fait à Lomé, le 09 août 2005.
Pour le Bureau Exécutif


Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI
E-mail : lajuda2000@hotmail.com

jeudi 4 août 2005

REACTION DE LA J.U.D.A SUITE AU COUP D’ETAT EN MAURITANIE

DECLARATION

...la J.U.D.A ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique...

Le président de la Mauritanie Maouya Ould Taya vient d’être écarté du pouvoir par un coup d’Etat ce 03 août 2005 alors qu’il était en voyage en Arabie Saoudite.

Malgré le caractère rétrograde de cette pratique de coup d’état qu’elle estimait révolue en Afrique, la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique -J.U.D.A- ne se donnera aucunement la peine de porter des vêtements de deuil en guise de regret, d’amertume voire de tristesse face à la chute d’un pouvoir autocratique qui fait de la Mauritanie une des plus belles perles de la dictature, où le clientélisme politique est roi et la contestation démocratique est l’objet d’une prohibition non-écrite.

En revanche, elle invite les putschistes à faire preuve de sagesse en vue de garantir le respect des droits humains et des libertés démocratiques et de réduire le délai transitoire en faveur de l’organisation immédiate d’élections transparentes, libres et équitables auxquelles ils ne devraient pas participer ; ceci pour mieux les arbitrer.

La J.U.D.A insiste pour que primauté soit faite à l’intérêt commun au détriment des ambitions égoïstes pouvant naître du goût des délices du pouvoir et qui anéantiraient systématiquement l’immense espoir suscité par ce coup d’Etat au sein du peuple mauritanien. Elle rappelle que ce moment est une formidable occasion pour ce pays frère de sortir définitivement du cycle infernal de putschs militaires pour enfin s’ouvrir à la démocratie.

Pour la J.U.D.A ce coup d’état vient rappeler que tant que l’Union Africaine affichera son incapacité à faire respecter les principes démocratiques dans ses Etats membres, tant qu’elle témoignera sa complaisance vis-à-vis des dirigeants qui font de l’autorité publique un instrument de richesse personnelle et familiale, de clientélisme effréné et non un outil au service du peuple et tant qu’elle acceptera sans rechigner de couver des pouvoirs perpétuels ne vivant que de traficotages constitutionnels et de fraudes électorales à répétition, elle aura abandonné ses prérogatives aux putschistes nichés à l’ombre des mécontents qui tôt ou tard surgiront pour faire le ménage.

Au lieu de condamner les coups d’Etat qui sont la conséquence des dérives autocratiques des monarques africains, l’UA serait plus crédible en agissant en amont pour qu’une gestion saine soit faite du patrimoine commun dans le respect des droits et libertés de tous les citoyens; ce qui réduirait de façon significative les frustrations voire les mécontentements préjudiciables à tout esprit de paix et de progrès.

Aussi, la J.U.D.A s’indigne du fait que l’UA tolère les hold up électoraux ainsi que les successions héréditaires qui sont autant de changements anticonstitutionnels et donc inacceptables au même titre que les coups d’Etat qu’elle condamne. Cette attitude frise la complicité de l’institution panafricaine avec les dictatures allumées en Afrique.

Elle appelle donc l’UA à cesser d’entretenir la confusion selon laquelle la démocratie et l’ordre constitutionnel ne sont menacés et bafoués dans un pays que lorsqu’il y a coup d’Etat.

A la « communauté internationale », c’est à dire le reste du monde sans l’Afrique, plus précisément les puissances occidentales, la J.U.D.A demande, de soutenir les peuples d’Afrique dans leur combat pour la liberté comme il est le cas dans les ex-pays de l’Union Soviétique, notamment la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizstan… Car il ne doit y avoir que les Africains qui doivent se contenter des avatars du stalinisme et des démocraties frelatées.

Fait à Lomé le 04 août 2005

Pour le Bureau Exécutif

Le Secrétaire Général,
Rodrigue KPOGLI

mardi 2 août 2005

GUINEE: la J.U.D.A appelle le Général Conté à tirer les leçons de l’échec de son régime.

DECLARATION

La situation socio-politique et économique de la Guinée préoccupe au plus haut point la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique –J.U.D.A- qui dénonce la gestion chaotique de Lansana Conté ; gestion qui a incontestablement provoqué une détérioration avancée du tissu social guinéen dont les derniers lambeaux sont en train de voler en éclat.

Déjà une bonne partie de Guinéens est privée d’électricité, d’eau potable, du droit à l’éducation, des soins de santé voire de la nourriture. Aujourd’hui contraints par la faim et par une pauvreté héréditaire beaucoup de Guinéens vivent de désespoir ; certains ne doivent leur survie qu’au pillage des magasins de riz. C’est inacceptable !

De plus le long règne de Conté n’a ni permis à la Guinée de poser les premières pierres d’une démocratie, ni d’inscrire les droits humains au centre de ses préoccupations, encore moins d’esquisser un début de développement.

Il est donc temps que Lansana Conté et son équipe de carriéristes tirent les enseignements de la situation de détresse dans laquelle se trouve la population guinéenne.

Contrairement à la Françafrique qui pense que la Guinée est un bel exemple de stabilité politique, la J.U.D.A estime quant à elle que le régime Conté est plutôt le symbole vivant de la stagnation voire de stagflation .

Le général Conté et ses sbires ne doivent pas faire montre de narcissisme doublé de mauvaise foi pour ignorer qu’ils sont assis sur une poudrière civile qui pourrait exploser à tout moment.

Fort de ce qui précède, la JUDA :
  • dénonce le régime Conté qui dans un esprit résolument buté, s’accroche au pouvoir malgré son incurie à résoudre les moindres difficultés du peuple Guinéen.
  • demande au nom des sans voix et en appui aux appels des organisations citoyennes de la Guinée, la démission pure et simple de l’équipe Conté.
    Cet acte courageux aura pour effet non seulement d’être une porte de sortie très honorable au Général Conté - car il n’est jamais trop tard pour bien faire - mais aussi donnerait une nouvelle dynamique à la Guinée qui par là doit reprendre le train de la démocratie qu’elle a pendant de longues années, quitté.
  • demande à l’armée guinéenne de ne plus constituer de socle à un régime qui ne répond pas aux besoins vitaux des administrés et plonge sans aucun souci la valeureuse Jeunesse de la Guinée dans la clochardisation totale.
  • exige de la France et de toute la famille françafricaine de cesser de servir de béquille au pouvoir Conté pour ainsi abréger les souffrances du peuple guinéen.
  • exhorte vivement les forces démocratiques guinéenne à une collaboration plus rapprochée et sincère dans l’intérêt commun.
  • appelle la Jeunesse africaine à se débarrasser courageusement de la cuirasse de l’indifférence voire de la peur pour une solidarité agissante avec les frères démocrates Guinéens.

Fait à Lomé, le 02 août 2005


Pour le Bureau Exécutif


Le Secrétaire Général
Rodrigue KPOGLI