mardi 19 juillet 2005

La J.U.D.A dénonce l'arrestion arbitraire des journaliste au Tchad et demande leur libération immédiate.

L’incarcération des journalistes par le régime DEBY constitue une grave violation des libertés et droits de l’homme, particulièrement la liberté de presse qui est la manifestation vivante de la liberté d’expression et d’opinion constitutionnellement garantie au Tchad .

La J.U.D.A très préoccupée par cette situation intolérable, dénonce très vivement cet énième arbitraire d’un régime aux abois. L’incitation à la haine ethnique alléguée pour arrêter ces journalistes n’est pas et ne peut être le fait de la presse tchadienne qui joue son rôle de manière responsable et professionnelle mais plutôt d’un régime corrompu, clanique qui bien qu’ayant atteint son extremum, fait tout pour le tout en vue de s’éterniser au pouvoir contre le gré des peuples.

La J.U.D.A. tient à rappeler au pouvoir tchadien que tuer ou arrêter le porteur d’une mauvaise nouvelle ne suffit pas pour changer le cours des choses. Bien au contraire !La J.U.D.A. estime urgent de demander :

  • la relâche immédiate et sans condition de ces journalistes qui n’ont commis aucun tort si ce n’est qu’avoir fait leur travail en toute honnêteté,
  • la cessation immédiate de toute tentative de mise au pas et de strangulation de la presse au Tchad,
  • à la Justice tchadienne de ne pas servir d’instruments de domestication et de musellement de la presse et par ricochet de toutes les voix discordantes nécessaires à la construction d’une véritable démocratie,
  • à l’ensemble des défenseurs des libertés démocratiques au Tchad à ne pas baisser pavillon au moment même où Idriss DEBY par une mascarade de referendum, veut visiblement de plonger le Tchad dans une gouffre insondable,
  • à l’ambassadeur de France au Tchad de cesser d’encourager l’emprisonnement arbitraire des journalistes qu’il qualifie de « partisans, irresponsables… ne doivent bénéficier d’aucune aide publique… ». Car faut-il rappeler à cet ambassadeur comme tout autre ménestrel de cet acabit que l’époque de traiter les Africains comme des sous-hommes, est révolue. La J.U.D.A. ne souhaite pas en dire plus.

Enfin, elle interpelle les autorités tchadiennes à méditer ces mots de SOCRATE lorsque arbitrairement condamné à mort, il disait aux juges : « si vous croyez qu’en tuant les gens, vous empêcherez qu’on vous reproche de vivre mal, vous êtes dans l’erreur. Cette façon de se débarrasser des censeurs n’est ni très efficace, ni honorable ; la plus belle et plus facile, c’est, au lieu de fermer la bouche aux autres, de travailler à se rendre aussi parfait que possible. »

Fait à Lomé, le 19 juillet 2005
Pour la coordination
Le Secrétaire Général ,
Rodrigue KPOGLI

samedi 2 juillet 2005

Il est temps que la RDC cesse d’être démocratique que de nom.

La Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) condamne énergiquement la répression qui a fait 2 à 12 morts selon les sources, des dizaines de blessés ainsi que plusieurs arrestations arbitraires lors de la manifestation d’une partie de l’opposition le 30 juin 2005 contre la prolongation de la transition en République Démocratique du Congo.
Cette sauvage répression est un mépris grave et manifeste du droit à la vie et à l’intégrité physique des citoyens congolais qui ne faisaient qu’exercer un droit constitutionnel, celui de manifester.

La JUDA rend hommage à ces victimes tombées pour la liberté et la démocratie. Elle présente aussi aux familles éplorées ses sincères condoléances et leur témoigne sa compassion. Elle souhaite aux blessés un prompt rétablissement.

Pour la JUDA, un mort de plus est un mort de trop dans ce pays qui a déjà perdu beaucoup de ses bras valides pouvant œuvrer pour son développement.

Elle rappelle que si les morts étaient utiles en quelque chose, la RDC aurait déjà atteint un indice de développement largement au – dessus de nombre de pays occidentaux.

Par conséquent, la JUDA :
  • demande avec insistance à l’UA de diligenter une enquête en accord avec l’ONU et l’UE en vue d’identifier et punir les auteurs de cette révoltante répression du 30 juin 2005 en RDC, selon les normes internes et internationales.
  • exige de l’UA une condamnation sans équivoque de ces évènements sanglants qui se développent de plus en plus en Afrique, car ce ne sont pas les morts ou les éclopés à vie qui feront la renaissance et l’intégration africaines.
  • appelle à la conscience des militaires et autres hommes en tenue ou encore armés à ne plus tirer sur leurs concitoyens qui ne revendiquent que de meilleures conditions d’existence pour tous.
  • estime qu’il est temps que la RDC cesse d’être démocratique que de nom.
  • rappelle aux autorités de la RDC que la paix véritable ne se trouve pas au bout du fusil. Au contraire, la JUDA pense que le salut de la RDC est dans l’organisation sur une base consensuelle, le plus vite possible, d’élections justes et transparentes, ouvertes à tous qui mettra fin à une transition lassante et frustrante pour une population sinistrée.
  • demande une fois encore à toute la jeunesse africaine de se mobiliser contre la banalisation du mal qui a assez duré dans nos pays africains.

La J.U.D.A saisit cette opportunité pour réitérer son appel pour le retrait du siège de l’Union Africaine de l’Ethiopie qui s’est rendu indigne de ce privilège avec la sauvage et sanguinaire répression des manifestations populaires au lendemain des élections législatives contestées. Car pour la J.U.D.A, s’il est vrai qu’en l’honneur du Négus Hailé Selassié, Addis Abéba a été consacré en 1963, siège de l’OUA, il serait logique, conformément aux principes de l’UA, que l’organisation panafricaine soit désormais basée dans un Etat exemplaire en matière des droits de l’homme, des valeurs démocratiques ainsi que dans la promotion d’un panafricanisme intégral.


Fait à Lomé, le 2 Juillet 2005


Pour la Coordination
Le Secrétaire Général


Rodrigue KPOGLI